Porto Santo, Ilha Dourada

HISTOIRE de PORTO SANTO

 

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Versão portuguesa

 

 

4. EVOLUTION depuis le XVIIIème SIECLE

 

En 1770, Porto Santo n’est pas le petit paradis que l’île est aujourd’hui devenue. Les habitants sont extrêmement pauvres. Ils ont dû subir de nombreuses attaques de pirates et corsaires auxquels les « capitaines-donataires » n’ont pas su faire face. De plus, le développement de la petite île n’est pas à l’ordre du jour. Elle est gérée comme une dépendance de Madère, par les seigneurs de la grande île, celle-ci étant elle même une dépendance du Royaume du Portugal.

A Lisbonne cependant, la situation critique de Porto Santo fait réagir les autorités. Sous le règne la Reine Maria 1ère, le décret de 1771 supprime les impôts dûs par les paysans de Porto Santo aux seigneurs de Madère. La capitainerie est abolie. Les terres deviennent la propriété des paysans porto-santais. Pararalèlement, une partie de la population, jugée en surnombre, quitte Porto Santo pour s’établir à Santo da Serra, dans l’est de Madère.

Le 19ème siècle verra peu d’événements à Porto Santo. Les années 1850 sont de nouveau difficile. En 1852, une épidémie de filoxera détruit le vignoble. En 1856, une épidémie de choléra décime la population.

Sur le plan des infrastructures, 1872 voit le premier bureau de poste.

 

L’agriculture n’est plus la seule activité de l’île. Des carrières de calcaire apparaissent sur l’île de Baixo, à la pointe ouest de l’île. Le calcaire est ensuite transporté dans l’île principale où il est transformé en chaux pour la construction. Les fours à chaux se multiplient : on en dénombrera jusqu’à 16 dans toute l’île de Porto Santo.

Par ailleurs, à la fin du 19ème siècle , des analyses prouvent que l’eau d’une des fontaines est de qualité minérale. En 1906, une petite usine de production d’eau minérale est construite. La production n’y sera maintenue qu’une dizaine d’années.

On notera également l’exploitation d’une conserverie de poissons après la seconde guerre mondiale, entre 1946 et 1979.

Porto Santo est reliée au réseau téléphonique en 1947. Le réseau éléctrique se développe à la même époque.

 

Depuis 1979, Porto Santo ne compte plus aucune industrie si ce n’est … l’industrie touristique. Depuis les années 1990, Porto Santo est en plein boom touristique. Un climat doux en hiver, 15-17 degrés au plus froid, 25 à 30 en été, une magnifique plage de sable blond de 9 km de long, un aéroport pour la desservir. Le nombre de chambres d’hôtels se multiplie.

De mois en mois, le béton gagne du terrain. Souhaitons que l’île de Porto Santo ne devienne pas un de ces ghettos touristiques que sont devenues les stations balnéaires de la Costa Brava, des Baléares ou des Canaries. L’évolution d’une cité comme Bénidorm, en Espagne, donne vraiment à réfléchir. Village de pêcheurs dans les années 50, aujourd’hui des hordes de touristes s’entassent dans des tours de plus de 15 étages. Porto Santo se développe à une époque où l’environnement est devenu une préccupation. C’est peut-être sa chance.

 

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